Women in Tech : Laëtitia van de Walle, fondatrice d’Andromée
Faisons les présentations : quel est votre parcours ?
J’ai 40 ans et je vis une “seconde vie professionnelle”. J’ai travaillé pendant 15 ans dans le secteur de la cosmétique écologique, et j’ai ressenti le besoin de continuer à agir dans ce secteur omniprésent dans notre quotidien. Chez Lamazuna, je m’étais d’abord beaucoup questionnée sur le packaging et la suppression des emballages. Avec Andromée, j’ai voulu explorer le même sujet mais à l’autre bout de la chaîne : les ingrédients. Pour moi, il n’est pas concevable d’utiliser des terres agricoles pour fabriquer des cosmétiques. C’est ce qui m’a conduite à apprendre le métier de huilier.
Quelle est la génèse et la vision d’Andromée ?
Mon idée de départ : valoriser des coproduits et éviter ainsi de prélever des ressources agricoles destinées à l’alimentation. Je me suis aussi inspirée de la beauté coréenne, très en vogue en ce moment, et qui met en avant une routine en plusieurs étapes.
Chez Andromée, j’ai choisi d’intégrer toute la chaîne de production. Nous récupérons les noyaux directement grâce à un camion, puis nous assurons le nettoyage, le séchage, le concassage, le pressage et la filtration, à Marches même. Ensuite, nous fabriquons nos cosmétiques à partir de ces huiles. Ce ne sont pas de simples huiles brutes : nous travaillons les compositions, nous y intégrons des parfums pour apporter une véritable dimension sensorielle, ce qui représente une évolution par rapport à mon expérience précédente.
Pourquoi avoir choisi de vous développer dans la Drôme ?
Cela fait maintenant sept ans que je vis dans la Drôme, et pour moi, il n’a jamais été question d’aller ailleurs. Au contraire ! Le nom Andromée contient d’ailleurs un hommage direct à ce territoire : il évoque la Drôme, mais aussi la mythologie. Mon inspiration vient des vergers qui m’entourent, parfois à moins de deux kilomètres de mon atelier !
Quelle est la réussite dont vous êtes la plus fière ?
Je suis fière du succès que nous rencontrons déjà, mais surtout du réseau que nous avons tissé avec des producteurs et des transformateurs, en Drôme comme en Ardèche. C’est une vraie dynamique locale.
Quel est votre objectif le plus audacieux ?
Sans hésiter, la création de notre propre huilerie. Au départ, je pensais acheter des huiles végétales toutes prêtes, bio et made in France, mais impossible de les trouver. Alors je me suis dit : “Faisons-le nous-mêmes !”. Aujourd’hui, nous pressons nos huiles végétales en famille, et ça, c’est une grande fierté.
Quelles femmes de La French Tech (ou d’ailleurs) vous inspirent au quotidien ?
Je suis très inspirée par Sandy Arzur de Sparknews, avec qui j’ai eu la chance de faire partie du jury “Mariannes pour le climat”. Elle contribue à faire émerger des récits qui changent le regard sur le monde.
J’admire aussi Carinne Fleury, de “Ma bouteille s’appelle Reviens”, et Célia Renesson, présidente du Réseau Vrac et Réemploi.
Quel conseil donneriez-vous à une femme qui hésiterait à se lancer dans l’entrepreneuriat ?
Le chemin ne sera pas facile mais extrêmement vivant ! L’entrepreneuriat est une expérience forte, qui permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Je le recommande à toutes et à tous !! Et pas d’inquiétude, les hommes galèrent aussi dans ce domaine !
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